Mois des fiertés : Sept séries pour célébrer les LGBTQI +

Tous les ans en juin, depuis la première Marche des Fiertés le 28 juin 1970, créée un an après les émeutes de Stonewall aux États-Unis en 1969, le monde se pare d’un arc-en-ciel. Après son annulation l’an dernier en raison de la pandémie, la Pride fait son retour en 2021 à Paris le 26 juin, et tout au long du mois de juin en France. Afin de célébrer la mémoire de toutes les personnes LGBTQI + discriminées par le passé et aujourd’hui.

Alors que les communautés LGBTQI + célèbrent le mois des fiertés (Pride en anglais), de nombreuses plateformes proposent pour l’occasion des programmations spéciales. Voici notre sélection de sept pépites 100 % queer.

« Love, Victor », un teen show à la découverte de soi

Le mois des fiertés marquera l’arrivée le 18 juin sur Disney+ de la saison 2 de Love, Victor, le spin-off du film Love, Simon de Greg Berlanti, lui-même adapté du roman Moi, Simon, 16 ans, Homo sapiens de Becky Albertalli. Cette série suit Victor (Michael Cimino), un nouvel élève du lycée de Creekwood, qui peine à s’adapter à sa nouvelle vie. A la fin de la première saison, Victor confiait son homosexualité à sa famille tandis que Benjamin Campbell, le garçon sur qui il flashait (incarné par George Sear) quittait son copain pour désormais se rapprocher de Victor. Un feel-good teenage show rafraîchissant, coloré et plein de bonnes intentions !

« It’s a Sin », une dramédie bouleversante sur les années Sida

A l’occasion du mois des fiertés, le génial Russel T. Davies est à l’honneur sur MyCanal avec pas moins de sept séries à (re) découvrir en intégralité, à savoir Bob & Rose, Banana, Cucumber, Years and Years, le classique Queer as Folk (les versions US et UK) et sa dernière création, It’s a Sin. Probablement la série la plus personnelle du scénariste et producteur multirécompensé. « Avant de commencer à écrire, je n’avais pas réalisé à quel point la série reflétait ma propre vie : j’avais 18 ans en 1981 », écrit-il dans le dossier de presse de It’s A Sin. Cette minisérie raconte les joies et les chagrins d’un groupe d’hommes gays dans le Londres homophobe des années 1980, ébranlé par l’arrivée du Sida. Olly Alexander est à la tête d’une distribution impressionnante, qui accueille également Keeley Hawes (Honour, Bodyguard), Stephen Fry (Wilde), Neil Patrick Harris (How I Met Your Mother), Tracy Ann Oberman, Shaun Dooley, Omari Douglas, Callum Scott Howells, Nathaniel, Curtis et Lydia West. Un drame généreux, débordant de vie !

« Pose », au cœur des ballrooms du New York des années 1980

Une boule à facettes et une paire de mains qui voguent au rythme du hit Heartbeat de Taana Gardner. Dès le premier plan, Pose, dont les trois saisons sont disponibles sur MyCanal, nous embarque dans les coulisses de la scène ballroom du New York interlope de l’ère Reagan, où est apparu le voguing, au travers le quotidien d’un groupe de personnages trans et gays noirs et latinos. La série a d’ores et déjà marqué l’histoire en mettant en scène « le plus gros casting trans jamais vu à la télé », se félicite Ryan Murphy. En 2020, Billy Porter – qui incarne Pray Tell, l’animateur des ballrooms – est aussi entré dans l’histoire en devenant le premier acteur noir ouvertement gay à remporter l’Emmy Award du meilleur acteur principal dans une série dramatique. Acclamé par la critique et le public, Pose est un drame drôle, acide et émouvant !

Click Here: Portugal football tracksuit« Feel Good », une rom-com piquante

En plein mois des fiertés, Netflix dévoile la seconde saison de sa série Feel Good ce vendredi. Cette série est inspirée par la vie de sa créatrice, Mae Martin. Dans Feel Good, l’humoriste canadienne incarne la Mae d’il y dix ans, tout juste exilée au Royaume-Uni, faisant ses premiers pas sur la scène stand-up britannique. A la fin d’une représentation, elle fait la rencontre de Georgina, surnommée George (Charlotte Ritchie de Fresh Meat) S’ensuit le début d’une histoire d’amour, intense ! Au cours des deux saisons du show, Mae Martin qui se qualifie de « post-label » et vient de faire son coming out non-binaire, aborde ses thèmes de prédilection : le genre, l’orientation sexuelle et les addictions, contre lesquelles elle s’est longtemps battue. Une rom-com piquante, hilarante et terriblement addictive où l’on prend plaisir à retrouver Lisa Kudrow !

« Féminin/Féminin », le génie lesbien canadien

Le The L Word canadien ! Steph, Anne, Alex, Léa, Julie, Emilie, Céline, Maude, Sam… Féminin/Féminin, série créée par la réalisatrice Chloé Robichaud et Florence Gagnon, présidente du site LezSpreadTheWord et disponible sur FranceTV. Slash, suit le quotidien d’une bande d’amies à Montréal, qui ont en commun d’être lesbiennes ou bisexuelles sous la forme d’un faux documentaire…. tourné par Chloé Robichaud en personne, entrecoupé de la vraie vie des personnages. Au fil des épisodes et de la diversité des parcours présentés, la série pulvérise les tabous et stéréotypes du lesbianisme. Bref, une série drôle et attachante sur la vie de madame et madame tout le monde !

« La Casa de las Flores », la télénovela qui met à mal les clichés

Ce soap mexicain a pour ambition de devenir la telenovela des Millenials. La loufoque La Casa de las Flores (dont les 3 saisons sont à binger sur Netflix avant le film attendu le 23 juin) sur les rocambolesques aventures de la famille Mora. Après le suicide de la maîtresse de son époux, Virginia, la matriarche, découvre que la prospérité familiale n’est pas due qu’au magasin de fleurs (d’où le nom de la série) qu’ils possèdent dans la banlieue bourgeoise de Mexico, mais aussi d’un cabaret de spectacles de travestis, lui aussi appelé La Casa de las Flores. Ses enfants ne lui rendent pas la vie facile entre sa fille aînée tout juste divorcée de son mari devenu femme, tandis que son fils, en couple avec une femme, entretient une liaison secrète avec le comptable de l’entreprise familiale… Si la série n’est pas exempte de défauts (le personnage transgenre n’est pas campé par un acteur transgenre), La Casa de las Flores s’attaque avec fermeté à la transphobie et à l’homophobie. Mensonges, secrets, trahisons… La Casa de las Flores utilise toutes les grosses ficelles du soap, mais cela fonctionne, parce qu’elle ne se prend pas un instant au sérieux. Un soap satirique qui fait des clins d’œil au cinéma de Pedro Almodóvar.

« I Am Not Okay with This », une superhéroïne lesbienne

Après The End of The Fucking World, Netflix adapte un autre roman graphique de Charles Forsman Pauvre Sydney ! Réalisée par un des metteurs en scène de The End Of The F***ing World et produite par Shawn Levy (créateur de Stranger Things)), I Am Not Okay with This, disponible sur Netflix, raconte les tribulations d’une adolescente, Sydney Novak (Sophia Lillis, vue dans Sharp Objects) qui découvre qu’elle a des superpouvoirs. Un peu paumée depuis le décès de son père et la découverte de ses facultés télékinésiques, elle est aussi amoureuse de sa meilleure amie, Dina, qui sort avec Stanley. I Am Not Okay with This est une coming-age story touchante et pleine de tendresse, hélas, pas renouvelée pour une saison 2.

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