Pas-de-Calais : Un ancien maire lance une série de bouquins sur le rétrogaming

David Hecq, l’ancien maire d’Anzin-Saint-Aubin, dans le Pas-de-Calais, a perdu son siège aux dernières municipales.Déchu, l’élu est revenu à sa plus ancienne passion, le jeu vidéo, à laquelle il avait dédié une chaîne YouTube depuis 2016.Il vient de publier le premier tome d’une série de quatre livres sur les consoles de jeux vidéo maudites.

Quel est le point commun entre la politique et les jeux vidéo ? Outre le fait que certains débats en période électorale peuvent être comparés à une partie de Street Fighter, il n’y en a pas. Ce sont néanmoins deux univers que côtoie David Hecq, le maire déchu d’Anzin-Saint-Aubin, une petite commune du Pas-de-Calais. Dépossédé de son siège aux dernières municipales, le quadragénaire assume désormais sa passion du gaming au grand jour. Il a d’ailleurs publié, en août dernier, Les chroniques de Gunhed TV, le premier tome d’une série sur les consoles de jeux vidéo maudites.

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Le 28 juin dernier, à l’issue du second tour des élections municipales, David Hecq perdait le siège de maire d’Anzin-Saint-Aubin qu’il détenait depuis 2008, « à 60 voix », se souvient-il. Un mauvais coup qui ne reste cependant pas au travers de la gorge de ce fonctionnaire territorial de 48 ans. « Je suis devenu conseiller municipal d’opposition, mais cela m’a aussi permis de revenir à ma seconde passion après la politique : les jeux vidéo », reconnaît David Hecq.

« On ne s’intéresse souvent qu’aux réussites »

Une passion qui remonte tout de même à son enfance, lorsque l’élu faisait partie des « puceaux ou des boutonneux », comme il appelle lui-même affectueusement les gamers des années 1980. Un temps, entre 1994 et 1997, il en a même fait son métier lorsqu’il tenait une boutique de jeux vidéo à Arras. Même en politique, il gardait un lien avec cet univers, notamment en obtenant le poste de vice-président de la communauté urbaine d’Arras en charge du numérique. Et c’est quand il était déjà maire qu’il a lancé sa chaîne YouTube sur le rétrogaming qui compte aujourd’hui 11.000 abonnés. « C’était en 2016 sur les conseils de mon fils. J’ai pris mon pseudo de gamer, Gunhed, pour ne pas choquer les électeurs », plaisante-t-il.

Dans des vidéos au format improbable, entre 1h et 3h, il développe sans même s’en rendre compte une trame autour des consoles de jeux vidéo maudites. « On ne s’intéresse souvent qu’aux réussites, mais les échecs, les consoles qui n’ont pas marché ou celles qui n’ont pas vu le jour pour des raisons parfois rocambolesques sont tombées dans l’oubli. C’est pourtant largement grâce à ces créateurs malheureux qui ont osé se lancer que les succès que l’on connaît ont existé », insiste David Hecq.

Des histoires d’échecs passionnantes, à l’image du prototype du Konix Multi System, une console d’arcade montée avec un siège à vérins qui n’a jamais pu sortir à cause d’un trafic international d’armes. Ou comment la célèbre NES est née en s’inspirant, pour ne pas dire en copiant, la Coleco, oubliée de tous. Ce sont toutes ces péripéties, des années 1970 aux années 2000, que David Hecq, alias Gunhed, va raconter dans la série Les chroniques de Gunhed TV. Le tome 1, sorti en août, est disponible sur Amazon. Le second doit être publié courant octobre.

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